
IcanC | Un nouvel espoir pour les aveugles
« Nous ne voyons pas avec nos yeux. Nous voyons avec notre cerveau. »
Dr. Paul Bach-y-Rita

Qu'est-ce que IcanC?
Les yeux d'une personne aveugle ne cessent pas de bouger. Même sans vision, ils cherchent, fixent, suivent, parce que le cerveau continue d'envoyer des ordres oculomoteurs. IcanC part de cette réalité neurologique pour construire un dispositif inédit.
Deux caméras et un eye-tracker, montés sur une monture légère, captent en temps réel l'environnement et la direction du regard. Un processeur reconstruit l'image que les yeux chercheraient à voir et la transmet à la peau, via une matrice d'actionneurs haptiques portée sur le corps. La peau devient ainsi une néo-rétine : elle reçoit l'information visuelle que le cerveau attend, exactement là où le regard se pose.
C'est ce couplage entre le regard et l'image restituée sur la peau qui distingue IcanC de tous les dispositifs existants et qui en fait, selon les connaissances neurologiques actuelles, la voie la plus prometteuse vers une véritable prothèse de vue.
Ce principe est breveté en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et en Israël.


Qui sommes nous?
Pierre Briand est kinésithérapeute et ostéopathe à Vélizy-Villacoublay depuis plus de trente ans. Son métier lui a appris que le toucher peut percevoir ce que les yeux ne voient pas: les structures internes du corps, leurs tensions, leur organisation spatiale. C'est cette intuition clinique, croisée avec une passion de longue date pour les neurosciences et la neuroplasticité, qui a donné naissance à IcanC.
Il est associé aujourd'hui à SOVEREP pour le développement du premier prototype.
La SAS IcanC a été créée en 2020. Le brevet français N° 1873115 a été délivré le 20 novembre 2020.

"Nous voyons avec notre cerveau, pas avec nos yeux."
En 1969, le Professeur Paul Bach-y-Rita publie dans Nature une démonstration qui va révolutionner la neurologie : des personnes aveugles peuvent percevoir leur environnement via le toucher. Sa machine, le TVSS (Tactile Vision Sensory Substitution System), convertit les images d'une caméra en vibrations sur la peau du dos. Le monde entier y voit l'aube d'une révolution pour les aveugles. Bach-y-Rita forge un concept qui changera la médecine : la neuroplasticité.
Cinquante ans plus tard, le successeur commercial de ce dispositif, le BrainPort Vision Pro, n'a été vendu qu'à quelques centaines d'unités dans le monde. Malgré sa validation scientifique, les utilisateurs abandonnent : l'image ne s'intègre pas naturellement, elle se devine plus qu'elle ne se perçoit. Les chercheurs ont identifié la raison : la caméra est fixe, frontale. Elle ne suit pas le regard. Sans cette cohérence entre ce que l'œil cherche et ce que la peau reçoit, le cerveau ne peut pas construire de carte spatiale, la condition neurologique fondamentale de la perception visuelle n'est pas remplie.
C'est ce défaut logique que Pierre Briand a identifié, et que IcanC corrige. Bach-y-Rita avait raison sur le fond : nous voyons avec notre cerveau. IcanC apporte la condition manquante pour que cela devienne réalité.

Prendre part
IcanC est à un moment charnière de son développement. Le premier prototype est en cours de réalisation. Les fondements scientifiques sont solides et le brevet international est en place.
Nous cherchons des partenaires, des financeurs, des experts et des personnes concernées, chercheurs en neurosciences, ophtalmologues, associations de personnes aveugles ou malvoyantes, investisseurs à impact pour franchir ensemble les prochaines étapes.
Si vous voulez en savoir plus, contribuer, partager votre expertise ou simplement nous encourager, contactez-nous. Chaque échange compte.
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